Itinéraire d’une poubelle

Que se passe-t-il une fois que vous avez déposé vos déchets dans le bac adéquat ?
Voici en trois étapes, l’itinéraire des déchets au sein du dispositif mis en place par la Communauté de communes du Pays Solesmois.

1ère étape : la collecte
Tout commence bien évidemment par le passage des bennes à ordures. Les « ripeurs »vaillants fantassins de l’environnement, récoltent de bon matin les poubelles que vous avez pris soin de sortir suivant les jours que l’on vous a indiqués. Certains jours, ce sont ainsi pas moins de 8 tournées qui sont effectuées à travers les communes. Si les déchets ménagers sont acheminés au centre d’incinération à St Saulve, les produits recyclables sont, quant à eux, transportés jusqu’au centre de tri à Anzin.

2ème étape : le traitement
Rien ne sert de récolter si ce n’est traité. Ce petit adage est une véritable devise pour la Communauté de Communes du Pays solesmois et ses équipes, car il s’agit alors de préparer les déchets à être recyclés. Et pas question de les laisser s’amonceler !!!
Ø  La poubelle à couvercle jaune pour le tri est destinée au centre de tri d’Anzin : 877.12 tonnes d’emballages par an  pour la CCPS sont ainsi traités avant d’être dirigés dans les différentes filières de valorisation.
Ø  La poubelle à couvercle gris pour les ordures ménagères sont destinés au centre d’incinération ils sont impitoyablement réduits en poussière, 2 854.5 tonnes d’ordures ménagères ont donc été incinérés.

3ème étape : la valorisation
Une fois soigneusement triés, plus question d’appeler ces nouveaux matériaux des déchets.
Chaque catégorie de produit, dix au total, dispose de sa filière de recyclage :
Verre, papier et aluminium retourneront ainsi dans la chaîne de production classique. 416 tonnes de papier ont ainsi été recyclées l’année dernière. Quant aux 3 tonnes d’aluminium valorisées en 2015, elles serviront peut-être à la fabrication de votre nouvelle voiture d’ici quelques mois.
Le feu transforme les ordures ménagères en mâchefers que l’on peut utiliser pour remblayer routes et terrains. Petit avantage non négligeable, brûler les déchets permet à l’usine d’incinération de produire sa propre électricité et le surplus est vendu à EDF.

Tous les déchets trouvent leur place !!!

La collecte des déchets ne se résume pas à nos poubelles. D’autres solutions existent :
Ø  Les déchèteries de Solesmes et de Bermerain,
Ø  Les cloches à verre réparties sur tout le territoire de la CCPS,
Ø  Les bornes à vêtements,
Ø  Les caissons pour les piles et les batteries en divers endroits comme en mairie, en bibliothèque, en magasin,…

Tout comme les déchets de la poubelle jaune, les points d’apport volontaire pour le verre «  cloche à verre » sont vidés également au centre de tri à Anzin avant recyclage 810.86 tonnes de verre ont été collectées en 2015.
Les gravats récoltés dans les déchèteries sont, eux, employés pour les remblais des constructions. Enfin les déchets verts se transformeront en compost. Seuls les encombrants ne bénéficient pas, pour le moment, de filière de recyclage efficace.
Les vêtements sont collectés par Le Relais afin d’être triés et redistribués.

Erreurs de tri, le prix à payer

Au cours de l’année 2015 les « erreurs de tri » des emballages collectés  ont nettement augmenté sur le territoire du Pays Solesmois.
Elles sont passées de 14.89 % en 2014 à 15.09 %.                               

Cela signifie que de nombreux déchets non recyclables sont jetés par erreur dans les bacs à couvercle jaune.

Réussir le tri sélectif
Trier, nous le savons bien, ce n’est pas seulement faciliter le recyclage ou éviter le gaspillage, c’est vouloir transmettre à nos enfants un monde plus propre. Merci à tous de votre implication qui permet la réussite de ce projet collectif.
Toutefois, nous avons cette année connu une augmentation des erreurs de tri. Il est parfois utile de se remettre en mémoire les consignes de tri.

Si les quantités sont effectivement au rendez-vous, il serait dommage de perdre le bénéfice du travail de tous pour les erreurs de quelques-uns !

Erreurs de tri, le prix à payer
On les transporte inutilement au centre de tri, où ils procurent un travail supplémentaire aux employés de la chaîne de tri. Ils doivent ensuite être transportés à nouveau, pour être éliminés, au Centre d’incinération  de St Saulve.
Une promenade qui coûte bien chère à la collectivité : le prix de traitement d’un déchet non recyclable est multiplié par deux s’il est jeté dans le bac des recyclables. De plus, des ordures ménagères mélangées aux emballages peuvent souiller et rendre impropres au recyclage une grande quantité d’emballages déjà triés, annulant ainsi l’effort de tri de nombreuses personnes.
En 2015, les refus de tri représentaient 113 tonnes qu’il a fallu déposer à l’incinérateur, ce qui a causé un surcoût de 9 315 €.

Les erreurs les plus fréquentes
Les erreurs de tri des emballages ménagers les plus fréquentes, c’est à- dire les déchets qu’il ne faut pas déposer dans votre bac jaune, sont :
Ø  les emballages plastiques non recyclables, tels que les sacs de caisse
Ø   les barquettes en polystyrène (barquettes de viande, de poulet etc…),
Ø  les pots de yaourts…
Ø   les bouteilles ou boîtes en plastique ayant contenu un corps gras (huile, beurre…) ou toxique (white spirit, alcool à brûler…)
Ø  les restes alimentaires et les autres ordures ménagères.
Le saviez-vous ? les déchets « imbriqués » sont considérés comme des erreurs de tri : mélange de matériaux qui ne peuvent être séparés sur la chaine de tri.

Nos déchets ne s’évanouissent pas dans la nature !

Qui n’a pas gardé dans ses souvenirs un beau paysage à l’horizon, un coin agréable pour un pique-nique et qui, une fois sur place, a perdu de son charme en raison des détritus oubliés par des visiteurs négligents ?

*  Mégots de cigarettes, tessons de verre, emballages, restes de repas.

Jeter ses déchets dans la nature et les espaces publics est une incivilité.

Voici quelques exemples de déchets et leurs conséquences néfastes sur notre environnement.
*  Le sac plastique : Pour se décomposer, le sac plastique met entre 100 et 1 000 ans, l’écart dépend de son épaisseur.
*  La canette : L’oxydation totale d’une canette en acier prend 8 ans pour une canette en aluminium c’est 100 ans !
*  La bouteille plastique : Oubliez-la au bord de la route et vous la retrouverez intacte dans 10 ans. Elle fait partie des emballages les plus résistants. Stockée à l’abri de la lumière elle peut durer des siècles.
*  Le mouchoir en papier : On le nomme mouchoir jetable mais cela ne signifie pas qu’on peut le jeter n’importe où ! Et certainement pas dans la rue ou dans la nature, car il faut tout de même 3 mois à ce petit carré de papier pour se transformer en eau et en gaz carbonique.
*  La bouteille en verre : Quasi indégradable pendant « 4 000 ans », elle caracole en tête des ennemis de la nature. La seule façon de s’en débarrasser c’est de la recycler tout comme les canettes et les bouteilles plastique.
*  Le chewing-gum : Son mélange de gommes de résines, de sucres et de colorants le rend non toxique pour l'environnement. Mais en se collant n'importe où, il pollue visuellement le paysage et cependant 5 ans !
*  La bouteille en verre : Quasi indégradable pendant « 4 000 ans », elle caracole en tête des ennemis de la nature. La seule façon de s’en débarrasser c’est de la recycler tout comme les canettes et les bouteilles plastique.

Ces petits gestes quotidiens peuvent paraître dérisoires mais sur le long terme, ils contribuent à polluer notre planète.
Trier ses emballages, économiser l’eau, ne pas se débarrasser de ses déchets n’importe où, n’importe comment, utiliser les transports en commun sont autant de gestes citoyens qui permettent d’agir pour la protection de notre environnement.